Botizok / 50 Nuances de Grey (2015)

50 Shades of Grey (2015)

Film de Sam Taylor-Wood

Synopsis :

Un riche homme d’affaires rencontre une étudiante de 22 ans qui n’a jamais connu l’amour. Ensemble, ils vont vivre une relation passionnelle et charnelle.

 

L’avis de Botizok :

Ça fait bizarre de dire que c’était l’un des films les plus attendus de l’année au côté de Star Wars. Des années de productions, et un livre ayant atteint le rang de Best-seller provoquant une réelle attente pour les amateurs. Et amateur je ne suis point. Ce film réputé sulfureux est interdit aux moins de 17 ans aux Etats-Unis, aux moins de 18 ans en Grande Bretagne mais la France elle ne l’a seulement déconseillé aux moins de 12 ans. Et à raison !

Car oui, sur les 2h05 que dure le film (moins 10 minutes de générique de fin), seules 20 minutes sont consacrées au sexe, alors que c’est toute la substance du livre. Et, en comparaison, on pourrait considérer que la Vie d’Adèle méritait presque un -18. Le film, au final, en revient à l’œuvre ayant inspiré le livre : Twilight.

Après ça, inutile de tourner autour du pot, et même une âme candide comme la mienne à trouver ça long et très insipide. On peut point leur reproché d’avoir trahi l’esprit du livre tellement le tout était chiant et mal dialogué. L’objet des fantasmes de ces dames au même air éberlué de merlan frit tout le long du film. Alors qu’en face, Anastasia Steele, sous ses airs d’ingénue dissimule une vrai stratégie de péripatéticienne de première classe qui afin d’arriver le plus rapidement à ses fins.

Point d’orgue du rêve d’une société américaine chrétienne et puritaine, la succession des scènes de sexe ne sont qu’un prétexte pour illustrer un retour réussi vers la normalité du héros déviant mais dont les déboires ne sont pas sa faute. Car oui, le pauvre, il a beaucoup souffert sans sa jeunesse. Et ce chemin de croix dure quand même deux heures, qui en paraissent dix. Une partie de public elle à bien comprit l’entourloupe et à décider de fuir bien avant la fin, que plus personne n’attendait.

Un film qui prouve qu’une fois de plus on n’attrape pas les filles à frange avec des chou fleurs.

Note : 0.2/5 Botizok

Publicités