Botizok / Réalité (2015)

Réalité (2015)

Film de Quentin Dupieux

Synopsis :

Jason Tantra, un cameraman placide, rêve de réaliser son premier film d’horreur. Bob Marshall, un riche producteur, accepte de financer son film à une seule condition : Jason a 48 heures pour trouver le meilleur gémissement de l’histoire du cinéma…

L’avis de Botizok :

Réalité est un film sur Alain Chabat qui cherche à réaliser un film. Définitivement indescriptible, un labyrinthe sans sortie laissera son spectateur complétement perdu. Ce film est une quintessence de ce qu’est Dupieux : réalité alternative & absurde de Wrong, les décors surréaliste et impossible de Wrong Cops, une mise en abime de lui-même … le pinacle du non-sens.

Ce film pourrait être défini pour tout ce qu’il n’est pas. Ce n’est pas un film français chiant, pourtant Elodie Bouchez est dedans, ce n’est pas une comédie hollywoodienne de base, mais y’a des chasseurs dans la forêt et des surfeurs sur les plages, ce n’est pas non plus un film d’horreur, mais y’a du sang, et encore moins une comédie psychologique, et pourtant on passe son temps dans la tête des gens.

Le tout est un puzzle sans solution, une arrête coincé dans la gorge sans poisson, une crise d’épilepsies sans les images stroboscopiques.

Quentin Dupieux est certainement un des réalisateurs français les plus méchamment inventif de sa génération, son film a le mérite d’être véritablement drôle, déjanté, barré et sans prétention. Tout en étant intelligent, poussant sa réflexion sur le cinéma jusqu’au bout. Une vrai bouffée d’air frais dans le paysage cinématographique.

Note : 4.3/5 Botizok

 

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Botizok / John Wick (2014)

John Wick (2014)

Film de David Leitch et Chad Stahelski

Synopsis :

Un ancien tueur à gages retrouve ses instincts meurtriers après le vol de sa Ford Mustang et le meurtre du chien que lui avait offert sa femme.

 

L’avis de Botizok :

He’s back !

John Wick, ou le film sorti de nulle part. Perpétuant la lignée de ces films d’action de série B, rares, mais toujours présents d’années en années, et permettant de croire encore que les actionner bourrin des années 80/90 sont toujours présent dans la mémoire de certains réalisateur. Ce métrage a commencé à faire des vagues dès la sortie de sa bande-annonce, avant d’intéresser une petite foule de curieux lors de sa sortie dans les salles noires.

Bien assis sur un budget de 20 millions de dollars, et attaché d’un des acteurs les plus sympathiques d’Hollywood, ce revenge movie sans concession est une bouffée d’air frais. Ce qui saute aux yeux tout d’abord est la qualité de la mise en scène, notamment comparé à ses pairs : une bande son originale, des éclairages intéressant, des combats très propres, en particulier lors des gunfights qui procurent une certaine jouissance, non sans rappeler un certain John Woo.

Car, c’est assez évident, John Wick est un film qui tire ses sources de la vieille école de films Hong-Kongais survoltés, dont le scénario tiens sur un mouchoir de poche mais super efficace, avec, comme toujours, un élément déclencheur qui prend le spectateur à parti. Résultat, ce film fait plaisir à voir, simple dans son apparence, il n’hésite pas à bousculer les codes les plus lourds du genre. Ici, pas de sidekick trop bavard, pas de monologue sans fin sur le sens de la vie, pas de romances à deux sous et pas de méchant qui survit à tout ce qu’on peut lui balancer dans la tronche dans l’attente du climax. C’est dans ces détails que ce film s’élève au-dessus de la masse, pour devenir un film avec petit plus dont on ne peut que s’attacher.

Bien sûr ce n’est pas le chef-d’œuvre de la décennie, mais quand même. Et c’est toujours très sympa de voir Keanu Reeves dans un rôle qui lui va comme un gant. Et donc, si vous cherchez un film efficace sans prise de tête, offrant un divertissement à la hauteur de ses espérances, voire plus, John Wick est fait pour vous.

Note : 4/5 Botizok